Réviser le français au brevet : la méthode
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Tu vas savoir comment répartir ton travail entre les trois temps de l’épreuve de français, quelles notions de grammaire reprendre et comment répondre à une question en t’appuyant sur le texte. Avec un coefficient 2, une grammaire fragile ou des réponses sans citation coûtent des points dès la première partie de la matinée.
Les trois temps de l’épreuve
L’épreuve a lieu le jeudi 24 juin, de 8 h à 11 h 15, avec un coefficient 2. Elle enchaîne les questions sur un texte et la grammaire (1 h 10), la dictée (20 min) et la rédaction (1 h 30), pour laquelle tu choisis un sujet entre deux : un sujet d’imagination ou un sujet de réflexion.
Chaque temps demande un entraînement à part : de la grammaire à connaître et un texte à lire de près pour les questions, de l’orthographe pour la dictée, un plan pour la rédaction. Répartis tes séances entre les trois.
Les notions de grammaire à revoir
Classes et fonctions des mots
La classe (ou nature) d’un mot dit ce qu’il est : nom, verbe, adjectif, déterminant, pronom, adverbe, préposition, conjonction. La fonction dit le rôle qu’il joue dans la phrase : sujet, COD, COI, attribut du sujet, épithète, complément circonstanciel, complément du nom. Dans « Le vent froid souffle sur la plaine », « froid » est un adjectif épithète de « vent », et « sur la plaine » est un complément circonstanciel de lieu.
Pour trouver un COD, pose la question « quoi ? » ou « qui ? » juste après le verbe. Dans « Léa lit un roman », « lit quoi ? » donne « un roman » : c’est le COD. Si la question demande une préposition (à qui ? de quoi ?), tu cherches un COI.
Temps et modes
Sache reconnaître et employer l’indicatif (présent, imparfait, passé simple, futur simple, passé composé, plus-que-parfait), le conditionnel présent, le subjonctif présent et l’impératif. Dans un récit, l’imparfait décrit et pose le décor, le passé simple fait avancer l’action : « Il pleuvait quand elle ouvrit la porte. » Le plus-que-parfait marque une action accomplie avant le moment dont on parle : « Elle avait oublié sa clé. » Le subjonctif suit des expressions comme « il faut que » : « Il faut que tu viennes. » Ne confonds pas le futur et le conditionnel présent, que seule la terminaison distingue : « je viendrai » (futur), « je viendrais » (conditionnel).
Propositions
Une phrase compte autant de propositions que de verbes conjugués. La subordonnée dépend d’une autre proposition, la principale, et commence par un mot subordonnant. La relative est introduite par un pronom relatif (qui, que, dont, où) : « Le livre que tu m’as prêté est passionnant. » La conjonctive est introduite par une conjonction de subordination : « Elle pensait que le train arriverait bientôt » (complétive, qui complète le verbe « pensait ») ou « Nous sortirons dès que la pluie cessera » (circonstancielle de temps).
Réécriture
L’exercice te demande de transformer un passage : passer du singulier au pluriel, du masculin au féminin, du présent à l’imparfait, ou de « il » à « nous ». Surligne chaque mot qui doit changer : déterminants, noms, adjectifs, verbes, participes, pronoms. Exemple : « Le garçon, fatigué, s’assit et ferma les yeux » devient au pluriel « Les garçons, fatigués, s’assirent et fermèrent les yeux ». Recopie la phrase en entier, puis relis-la mot à mot pour vérifier chaque accord.
Lire un texte et répondre en citant
Lis le texte deux fois. Avant la première lecture, regarde le titre, le nom de l’auteur et la date : ils situent l’époque et le genre. La première lecture sert à saisir le sens général : qui parle, de quoi, où, quand. À la seconde, crayon en main, repère les mots qui reviennent, les verbes de parole, les changements de lieu ou de temps. Lis ensuite les questions et regarde leur verbe : « relevez » demande des mots exacts, « justifiez » une preuve prise dans le texte, « expliquez » un raisonnement, « analysez l’effet » une figure de style et ce qu’elle produit sur le lecteur.
Construis chaque réponse en trois gestes : une phrase complète qui reprend les mots de la question, la citation entre guillemets, puis l’explication de ce qu’elle prouve. Recopie la citation sans la modifier, garde-la courte et, si les lignes sont numérotées, indique le numéro entre parenthèses.
Un exemple de réponse rédigée
Énoncé. Voici un extrait imaginaire : « Léa serra la rampe. Ses jambes tremblaient. » Comment le narrateur fait-il sentir la peur de Léa ?
Corrigé. Le narrateur fait sentir la peur de Léa par une réaction de son corps, comme le prouve la phrase « Ses jambes tremblaient ». Le verbe à l’imparfait décrit un tremblement qui dure et que Léa ne contrôle pas, ce qui fait partager son malaise au lecteur.
Vocabulaire et figures de style
Une figure de style se traite en trois temps : tu la relèves, tu la nommes, tu dis son effet, par exemple rendre une image plus forte, créer une émotion, faire sourire ou insister. Nommer la figure sans donner son effet ne répond pas à la question.
| Comparaison | Rapproche deux éléments avec un mot de comparaison : « Elle courait comme le vent. » |
|---|---|
| Métaphore | Rapproche deux éléments sans mot de comparaison : « Cette ville est une fourmilière. » |
| Personnification | Donne des traits humains à une chose : « La ville s’endormait. » |
| Antithèse | Oppose deux idées dans la même phrase : « Petit par la taille, grand par le courage. » |
| Hyperbole | Exagère pour frapper : « Je meurs de faim. » |
| Gradation | Enchaîne des mots de plus en plus forts : « Il murmura, parla, cria. » |
| Anaphore | Répète un mot au début de phrases qui se suivent : « Il faut essayer. Il faut recommencer. » |
Retiens aussi quelques mots d’analyse. Un champ lexical regroupe des mots du même thème (la peur, la mer). Le registre est la tonalité du texte : comique, tragique, lyrique (sentiments personnels) ou épique (exploits qui grandissent les héros). Le point de vue est interne quand le texte passe par ce que ressent un personnage, externe quand il ne décrit que ce qu’on voit, omniscient quand le narrateur sait tout. Un mot a un sens propre (« une lourde valise ») et un sens figuré (« une lourde responsabilité »).
Dictée et rédaction en bref
La dictée dure 20 min. Les fautes se concentrent sur quelques points : participes passés, homophones, terminaisons des verbes, sujet inversé ou éloigné, « tout », « même », « quelque ». Écris-en une par semaine, corrige-la mot à mot et tiens un carnet de fautes. Chaque règle est détaillée dans la leçon sur les pièges de la dictée.
La rédaction dure 1 h 30. Prévois dix minutes pour choisir ton sujet et lire la consigne, un quart d’heure pour le plan, le gros du temps pour l’écriture, puis une relecture. La méthode complète, pour l’imagination comme pour la réflexion, est dans la leçon réussir la rédaction.
Les questions des élèves de 3e
Que faire si je ne comprends pas le texte ?
Commence par les questions que tu peux traiter sans tout comprendre : relevés, grammaire, vocabulaire. Elles éclairent souvent le sens du texte. Relis ensuite le titre, la première et la dernière phrase, puis reviens aux questions plus difficiles en écrivant au moins ce que tu as compris.
Une citation doit faire combien de mots ?
Le moins possible, de quelques mots à une phrase, mais recopiés sans erreur. Une citation trop longue ne montre pas ce que tu as repéré, et le correcteur ne sait plus quel passage prouve ta réponse.
Faut-il savoir la grammaire par cœur ou seulement la reconnaître ?
Les deux. Reconnaître une classe, une fonction ou une proposition sert dans les questions. Savoir appliquer une règle d’accord sert dans la réécriture, dans la dictée et dans ta rédaction. Une règle que tu sais réciter mais pas appliquer ne te rapporte rien.
Une leçon de l’équipe Révision Brevet.

